Couverture de Comme un romanSuite aux soirées littéraires autour des livres de Marcus Malte, Garden of love et de Julien Gracq, Le rivage des Syrtes, et pour les nouveaux, il est peut-être utile de rappeler les droits imprescriptibles des lecteurs tel que les a définis Daniel Pennac dans Comme un roman (le lien s'ouvrira dans une autre fenêtre). Les voici sur le blog littéraire l'Attrape-Cœurs.

(Notez bien que je ne fais pas ce rappel parce que je n’avais pas lu le livre. C’est pure coïncidence. Non, ce billet c’est surtout pour les nouveaux...)
  • Le droit de ne pas lire.
  • Le droit de sauter des pages.
  • Le droit de ne pas finir un livre.
  • Le droit de relire.
  • Le droit de lire n'importe quoi.
  • Le droit au bovarysme (maladie textuellement transmissible).
  • Le droit de lire n'importe où.
  • Le droit de grappiller.
  • Le droit de lire à haute voix.
  • Le droit de nous taire.
A ce jour, il n’y a pas de droits imprescriptibles du critique amateur, ce qui nous aurait été fort utile notamment dans les cas suivants :
  • pour ne pas s’énerver quand quelqu’un critique, voire dit beaucoup de mal, d’un livre qu’on a adoré et qui est un peu une part de nous. Comment ne pas lui en garder rancune pour toute la vie ?
  • pour ne pas blesser autrui qui est en adoration devant un livre (un auteur), et qui est un peu une part de lui aussi, tout en lui faisant comprendre que ce livre on l'a détesté et que vraiment l’auteur devrait changer de métier. Comment ne pas se faire ainsi un ennemi pour toute une vie ?
  • bref, pour être sincère, intellectuellement honnête sans se faire des ennemis.
On trouvera bien quelques éléments de réponses dans l’essai de Pierre Bayard, Comment parler des livres qu’on pas lus ? Par exemple le droit de critiquer un livre que l'on a pas lu ou que l'on a oublié ou que l'on a parcouru ou que l'on pas compris...

En attendant, on pourra toujours comme faire nôtre ce principe de bon sens d’Oscar Wilde, par ailleurs fort utile et à propos :
« Je ne lis jamais les livres dont je dois écrire la critique, on se laisse tellement influencer. »
Voilà peut-être un des premiers droits imprescriptibles du critique amateur.

Si quelqu’un - de préférence quelqu’un qui a aimé le livre (et qui l'a lu ;-) - veut se prêter au jeu d’écrire quelque mots sur Garden of love et sur le soirée en général, il y est cordialement invité.