Bookcamp : Site web éditeur 2.0
Par Renaud le jeudi 19 juin 2008, 21:36 - Réflexion - Lien permanent
Site web éditeur 2.0
Sur le blog littéraire
Attrape-Cœurs, voici quelques réflexions suite à la l’atelier
Site web éditeur 2.0 de Bookcamp Paris 1ère
édition.Note: Dans ce billet, je développe certaines idées a posteriori sur la base de notes personnelles et partielles.
L'atelier débute par un constat : (Ne connaissant pas la source des chiffres mentionnés, ils sont à prendre avec précaution. Cela dit, à titre d'exemple, je peux donner les statistiques concernant mes usages personnels : 100% et 100%.)
- 50% des gens font une recherche sur le web par rapport à un livre avant de l’acheter soit en ligne, soit en librairie
- 90% (80% ?) des recherches commencent sur Google
Le statut du catalogue de l'éditeur : outil de communication et d'information
Le site web éditeur 2.0 présente le catalogue de l’éditeur. Par exemple, il propose un outil de recherche dans le catalogue a minima par titre et nom d’auteur selon plusieurs modes à partir d’un chaîne de caractère : « contient », « au moins un terme », « tous les termes ». Il évite les animations graphiques (flash ou autres) qui n’ont pas de valeur ajouté pour l’utilisateur et lui font perdre du temps.
Les catalogues peuvent être classés en deux catégories.
Catalogue "Business to business" (B to B) : Un catalogue historique existe pour les professionnels du livre sous la forme d'une base de donnée « B to B ». Les éditeurs publient les nouveautés parues ou à paraître dans la base de données. C’est actuellement le catalogue professionnel unique des références éditeur. Les libraires, par exemple, utilisent cette base de données pour rechercher un livre et passer une commande.
Catalogue "Business to Consumer" (B to C) : Dans leurs relations avec les clients, les libraires utilisent également le catalogue historique. Ils vérifient l'existence et la disponibilité d'un titre dans ce catalogue. En revanche, le catalogue n'est pas prévu pour fournir des informations orientées clients. Or on constate que de plus en plus de clients s’informent au préalable sur le web (50%) avant l’acte d’achat. Le lecteur (client) collecte ses informations directement sur le site de l'éditeur, sur les blogs ou autres sites web. Dans ces conditions, le client se trouve parfois mieux informé que le professionnel lui-même, si celui-ci se contente de ses outils historiques. C'est problématique si l'on considère que la valeur ajoutée d’un libraire est en partie liée à son rôle de prescripteur. De même que le Vidal en ligne favorise l’automédication, la bibliosphère favorise l’autoprescription.
Au cours de la discussion apparaît l'idée de "faire tomber les murs du site web", l'idée de la nécessaire "porosité" du site web éditeur 2.0. La "porosité" des sites web, leur faculté d’interagir avec d’autres sites ou médias, est rendue possible grâce à de nouveaux outils. Les fils de syndication RSS ou Atom en sont une bonne illustration. (Pour ceux qui ne savent pas ce que sont les fils de syndication, voir la vidéo en fin de billet. Enfantin mais puissant !) L’idée de porosité d’un site web est intéressante car elle peut changer la façon de travailler avec le ou les catalogues en ligne. Au fond que fait le catalogue historique ? Il agrège, centralise des données dans une base unique. D’un point de vue pratique, les éditeurs saisissent des informations à la fois sur leur site web et pour le catalogue historique (avec les délais d'enregistrement ou de mise à jour et les risques d'erreurs que cela implique). Or que ferait l'agrégateur (ou "reader", logiciel spécialisé dans la lecture des fils de syndication et disposant d'outils de recherche et de classement) d'un libraire ou d'un lecteur s'il était abonné à tous les fils de syndication des sites web éditeur 2.0 ? Il agrégerait, centraliserait dans un espace unique toutes les informations publiées sur les sites web éditeurs 2.0. Le libraire ou le lecteur serait ainsi informé presque en temps réel de toutes les nouveautés publiées par les éditeurs via son agrégateur. On peut ainsi imaginer sur le site web éditeur 2.0 des fils de syndication dédiés, par exemple pour les publications, les dossiers de presse,...
Toute nouvelle information - de même que le fonds du catalogue - serait presque en temps réel à disposition des libraires et des lecteurs via les fils de syndication. Le libraire ou le lecteur aurait la liberté de s’abonner aux fils de leur choix sur les sites web éditeurs 2.0.
Une autre technologie plus lourde à mettre en œuvre que les simples fils de syndication mais aussi plus puissante consiste à exposer le catalogue sur le sites web éditeurs 2.0 via des interfaces (webservices). A partir de ces interfaces, les catalogues des éditeurs peuvent être interrogés par des applications tierces. Amazon, par exemple, a mis en place de telles interfaces afin que des applications tierces utilisent son catalogue. Ces interfaces sont abondamment utilisées par des sites web tiers dans le monde entier et participent du succès de l'enseigne en ligne.
Voilà pour les nouveauté publiées sur le site web 2.0 éditeur. Qu'en est-il des publications passées, anciennes voir très anciennes ? De ce point de vue, les professionnels du livre et les lecteurs ne sont pas démunis non plus. Ils peuvent tout à fait se tourner vers un moteur de recherche tel que Google, par exemple (sans parler de Google Search Book). En effet, le moteur de recherche scrute le web en permanence et indexe toutes les informations qu’il trouve. (Attention tout ce que vous écrivez pourra être retenu contre vous ! :-) Que ce soit sur le site web 2.0 d'un éditeur, sur un site web spécialisé (bibliothèque ou autre), sur un blog, impossible qu'il ne trouve pas. En fait, si Google ne trouve pas, de plus en plus cela signifie que cela n'existe pas. Au fond, Google est LE catalogue orienté client. Il agit en quelque sorte comme un méta catalogue ; il catalogue les catalogues ! Cataloguer (indexer) est son métier.
Pour comprendre les limites d'un catalogue classique par rapport à un moteur de recherche, prenons l'exemple d'un livre marqué dans le catalogue comme "épuisé". A l'heure du web, l'idée de livre épuisé ne veut plus dire grand chose. En effet, il se trouvera toujours un exemplaire d'occasion à acheter sur un site web. Le libraire doit-il se priver de cette source d'approvisionnement ?
Autrement dit le site web éditeur 2.0 est un site web qui a fait "tomber les murs", qui est "poreux". Il est relié au reste du monde par des fils RSS ciblés (par exemple, un fil de publication par collection - nous reviendrons sur les collections -, un fil des dossiers de presse par collection, un fil des événements,...) qui irriguent les agrégateurs des libraires, bibliothécaires et des lecteurs. En parallèle, les libraires font évoluer leurs pratiques et tirent partie de ces nouveaux services. Ils utilisent des agrégateurs et les moteurs de recherche qui indexent les sites 2.0 des éditeurs. Ils s'approprient le web en tant qu'outil de travail à part entière et ne se limitent pas seulement à leurs outils historiques. Ils font "tomber les murs de la librairie". La pérennité de la fonction prescriptive du libraire passe en partie par une meilleure compréhension et appropriation du web.
La valeur ajoutée du site web de l'éditeur : donner la possibilité faire des recherches sur le fonds du catalogue et expliciter la ligne éditoriale
Le site web 2.0 de l'éditeur apporte de la valeur ajoutée au lecteur en exposant, en rendant visible le fonds des livres (la totalité du catalogue) et en communiquant sur la ligne éditoriale. Le fonds d’un éditeur est un patrimoine qu’il faut valoriser en l’exposant sur le site web éditeur 2.0 (publication sur le site web, fils de syndication, interfaces). L'éditeur tire ainsi parti tous les bénéfices de "la longue traîne". On a coutume de dire que 80% des ventes d'Amazon se font sur la longue traîne. Sur le site web éditeur 2.0 le catalogue est neutre et les titres anciens apparaissent au même niveau que les nouveautés. De même, toujours dans une logique de communication, pourquoi ne pas exposer les dossiers de presse sur le web ?
En plus de présenter le catalogue, le site web 2.0 expose, explicite la ligne éditoriale de l'éditeur, son image de marque, son identité (vous trouverez un excellent exemple dans le billet précédent). C'est le lieu idéal pour l'éditeur de présenter et de communiquer sur ses collections, par exemple. En cela le site web 2.0 de l’éditeur a une réelle valeur ajoutée par rapport aux grandes enseignes en ligne tel que Amazon. En effet, ces enseignes ne communiquent pas ou très peu sur la collection en tant que telle. Sur le site web de l'éditeur, après une introduction à la ligne éditoriale de chaque collection, le lecteur informé a la possibilité rechercher tous les ouvrages sur la même ligne éditoriale en utilisant le critère de collection de l'outil de recherche (critère très utile pour fidéliser un lectorat).
L'expérience d'O'reilly, toujours à l’avant garde, est également (voir le billet précédent) remarquable sur la question de la fonctionnalité de recherche sur le site web éditeur 2.0. En effet, sur son site web l'éditeur a abandonné la classification sous forme arborescente et opté pour une recherche par tag (étiquette). Les utilisateurs cliquent ainsi sur un tag pour afficher la liste des livres correspondants. Le retour d'expérience d'O'reilly montre que la recherche par tag demande un apprentissage de la part des utilisateur mais qu'elle devient également rapidement indispensable. Les utilisateur qui ont l'expérience des tags deviennent addictes. Il n'y a qu'a voir la popularité des nuages de tags sur les blogs. Les éditeurs étiquetteront donc de façon appropriée leur catalogue dans leur site web 2.0. (Note : O'reilly est un éditeur d'ouvrages très techniques - informatiques - et qui se prêtent peut-être mieux à l'utilisation des tags. Cela dit, les nuages de tag sont également abondamment utilisés sur les blogs.)
Autres pistes pour créer de la valeur ajoutée sur le site web éditeur 2.0
Afin de faire connaître ses nouveautés, un éditeur a également tout intérêt à encapsuler une feuilleuteuse dans ses pages web à l'aide d'un widget. Le lecteur peut ainsi consulter tout ou partie d'un livre et se forger une opinion sur son contenu. Cette fonctionnalité existe déjà chez plusieurs éditeurs et grandes enseignes en ligne. Elle rend les sites web des éditeurs plus attractifs, surtout au moment de nouvelles parutions (rentrée littéraire, par exemple. :-) Voilà un autre moyen de créer de la valeur ajoutée pour le lecteur.
En parlant fils de syndication ou nuages de tag, on se dit que le site web éditeur 2.0 utilise des outils très répandus sur les blogs. A ce propos, la philosophie du web 2.0 n’est-elle pas justement tout entière contenue dans le blog ? La cerise sur le gâteau du site web éditeur 2.0, c’est bien entendu le blog éditeur. Sur celui-ci, l’éditeur (l’équipe) est en mesure de communiquer sur son travail éditorial, ses projets, ses découvertes, ses auteurs, son métier, ses déconfitures, ses réussites… Bref, sur tout ce qui peut lui permettre de garder le contact avec son lectorat et le rendre plus attachant. J’ai entendu dire que certains éditeurs savaient faire cela très bien avec les libraires. Alors pourquoi pas avec les lecteurs sur le blog du site web 2.0 de l’éditeur ?
Voilà, en espérant que ces réflexions collectives et personnelles plus ou moins prospectives vous inspireront... Et la littérature dans tout ça ? Je perds de vue l’essentiel car tout cela n’est rien sans la littérature. Décidément ce Bookcamp m’aura perverti ! :-)
Voici la vidéo promise sur l'utilisation des fils de syndication :
Source : Bibliobsession 2.0
(2min 58sec en français :-)
Ce compte rendu est personnel et n'engage que son
auteur. Si vous voulez donner votre point de vue sur l'atelier, ajouter des
précisions, apporter des corrections, réagir à certaines idées développées...
vos remarques sont les bienvenues dans les commentaires.
Commentaires
Renaud,
Remarques complémentaires. La notion de base de données "mute" vers une fusion - agrégation des données autrefois strictement contenu dans les bases bibliographiques et de celles strictement à usage d'échange de données commerciales (type Dilicom).
La place de la base de données est essentielle dans notre rapport au livre (primo-contact) est telle que les clients assimilent cette dernière au stock. Combien de fois, nous entendons des réflexions du genre (je commande chez AAA car ils ont tout, en réalité AAA a un tiers des stocks réellement dispo en librairies de proximité).
Les éditeurs ont beaucoup à apporter aux libraires : tant au niveau de la mise à dispo d'outils qu'au niveau de la qualité des données. Editis, dans le genre, fait bouger les choses. Clement Laberge (hommage à lui) nous a présenté un échantillon de Widgets disponibles pour les tiers dont les libraires. (Feuilleteur etc...).
Enfin, dernière remarque, l'agrégation de contenus sur l'interface de la librairie ne se limite pas à l'apport des éditeurs.Sinon, nous risquons d'évoluer vers de l'enrichissement marketé et standardisé. Ce qui commence déjà à se mettre en place.
(ah, bientôt le flot de PLV numérique débarquant en e-librairie!) Le libraire peut composer- proposer des Univers (Netvibes, par ex.) enrichis à ses lecteurs, auteurs qui eux-même peuvent les augmenter (Thématiques ?). Les libraires peuvent gérer des univers ensemble en choisissant d'investir tel ou tel territoire.
Enfin, la nécessité de pouvoir référencer (tracer) ses sources d'informations interpro éditeurs est nécessaire. Faire savoir aux libraires qu'il existe qqpart dans les bases dee- distribution telles ou telles élements d'infos (Widget) qui peventt leur être utiles. Et donc leur permettre de choisir. Trier.
LN
arghh ça devrait pas être permis de faire des post bourrés à craquer comme ça, un commentaire point à point serait trop long.
Personnellement, j'ai tendance à constater que mon premier flux RSS c'est le client et souvent j'ai l'impression que je suis un agrégateur moi-même, entre l'info pro, les journaux, les amis, les clients, les lectures, la vie quotidienne, je suis une grosse éponge recyclante. Mon but n'est pas s'en savoir plus que le client pour garder une fonction prescriptrice, mais d'agencer une cohérence dans cette profusion en dialogue avec le contexte et moi même, et savoir la cristalliser autour de livres au moment de l'échange avec toi, ami client de la librairie. C'est la même démarche sur internet mais avec des technologies différentes, c'est pour ça que ça m'intéresse et que je sais que ma démarche de libraire peut s'y transposer naturellement (mais avec quelques efforts et cogitations , hein). Tu ne crois pas que le "nuage de tags" reflète assez bien la façon dont le libraire filtre la réalité et hiérarchise les informations, pour te proposer à brule pourpoint quelques bouquins en écho à ce que tu lui as dit ? Je verrais bien un reportage dans le cerveau du libraire façon Téléchat, quand il est sollicité par un client.
Je suis pour l'automédication en littérature : plus les gens sont curieux, plus ils lisent, plus ils ont envie de découvrir et de lire encore, moins ils sont angoissés et perdus quand ils osent rentrer dans une librairie. Qu'il n'y ait pas que des gens qui aient besoin d'essayer ce que tu leur conseille car tu monopoliserais l'info, mais surtout envie de prendre le risque de faire une expérience sur la foi d. Et franchement, mieux tu connais tes gouts en littérature, plus tu as envie de prendre des risques. Encore une histoire de controle dans la relation au savoir/pouvoir qui passionnerait LN, hein!
@LN : Dans le billet, je distingue bien le catalogue « B to B » du ou des catalogues « B to C ».
Le catalogue « B to B » est indispensable dans les relations inter-professionnelles. C’est le référentiel unique et commun pour tous les professionnels du livre. J’imagine qu’il est utilisé comme référence (via l’ISBN par exemple) pour toutes les transactions électroniques. C’est la référence commune pour les éditeurs, les distributeurs, les bibliothèques, les librairies,… Il y a toujours moyen d’améliorer ce type de référentiel, soit par optimisation des processus de création/mise à jour des références, soit par enrichissement sémantique des références mais ce n’était pas le propos du billet.
Dans le billet, lorsque j’évoque le rôle du libraire, ce n’est pas dans sa fonction d’acheteur/vendeur qui utilise le catalogue « B to B » mais dans sa fonction de prescripteur, autrement dit de lecteur. Traditionnellement, le libraire dispose de plusieurs sources d’information pour l’assister dans ses relations avec les clients (« B to C ») : les contacts avec les éditeurs (contacts directs ou contacts représentants), les dossiers de presses, les revues professionnelles, les journaux, le catalogue « B to B » et le bouche à oreille, notamment le retour des clients comme le rappel très justement Sophie. (L’enrichissement du catalogue « B to B » avec des notices sera-t-il suffisant pour permettre la prescription ?). Ces informations ne sont pas toutes à disposition des lecteurs, loin s'en faut, malgré que se soient les clients finaux et les principaux intéressés. Or aujourd’hui une source autre d’information devient incontournable : le web. Sur la toile, on retrouve principalement des chroniques de presse et le retour de lecteurs (feed-back) via des blogs ou des commentaires. A l'heure actuelle, le site web éditeur est pratiquement inutilisable pour les lecteurs (voir plus loin dans le commentaire). De nombreux lecteurs utilisent le web en tant que moyen d’information et parfois même en tant que moyen d’expression. Aussi, si le libraire se cantonne à ses outils historiques, il prend le risque de se trouver marginalisé et remis en cause dans sa fonction de prescripteur. Il semble que lui aussi doit s’approprier le web comme source d’information, faire « tomber les murs de la librairie » et lire ce que lisent ses clients.
Dans ce contexte où le web devient prépondérant, les nouvelles technologies offrent des opportunités aux éditeurs pour créer de la valeur ajoutée tant pour les libraires que pour les particuliers. Ces moyens technologiques sont mis en œuvre dans le site web éditeur 2.0. Ils ont fait l’objet de deux billets (celui-ci et le suivant).
S’il ne fallait retenir qu’une seule technologie du site web éditeurs 2.0, ce serait l’implémentation de fils de syndication. En effet, comme le montre très clairement la vidéo dans le billet, si en tant que lecteur (libraire ou particulier) je suis fan de cinq ou six éditeurs, je ne me vois pas pour autant faire tous les jours le tour des sites des éditeurs pour voir ce qu’il y a de nouveau. (Au cours de l’atelier, il a été justement remarqué que personne ou presque ne visite les sites web des éditeurs.) Dans le même esprit, il n’est possible de suivre efficacement cinq ou six sites d’actualité. Et c’est justement pour cette raison que tous les sites d’actualité implémentent des fils de syndications, afin que les lecteurs s’y abonnent. Autrement dit, si les éditeurs veulent que les lecteurs - qui sont les clients finaux - et les libraires - qui passent les commandes - suivent leur actualité éditoriale de façon efficace, il leur faut mettre en place un outil adapté : les fils de syndication.
En poursuivant l'idée, toute l’information pertinente (i.e. apportant de la valeur ajoutée) devrait être mise à disposition des lecteurs et des libraires via les fils de syndication : le catalogue, les dossiers de presse, les événements, les interviews et toutes autres informations que l’éditeur juge utile de publier. Plus l’éditeur publiera d’informations pertinentes via les fils de syndication, plus ses clients (intermédiaires et finaux) seront satisfaits et enclin à acquérir les publications.
Une des principales recommandations qui ressort de l’atelier est donc la suivante : "Editeurs, donnez les moyens à vos lecteurs (libraires et clients finaux) de suivre votre actualité en temps réel avec le site web éditeur 2.0, et notamment via les fils de syndication. Vous donnerez satisfaction et vous fidéliserez (abonnement aux fils de syndication) ainsi votre lectorat. Vous les inciterez acquérir vos publications."
Par rapport au commentaire proprement dit, j’ai trois remarques :
@Melle F : Je partage tout à fait ton point de vue. Je défends également l'automédication... en littérature. Cela dit, les libraires ont-ils pris la mesure du gisement d'information que représente le web et notamment la bibliosphère. Et les éditeurs, sont-ils conscients de tout ce que le web 2.0 peut leur apporter en terme de communication ? Pas sûr. Les dossiers de presse, outre le fait qu'ils devraient accessibles aux lecteurs (libraires et clients) via des fils de syndication, devraient également sélectionner des chroniques et commentaires issus dans la bibliosphère, non ? Le dossier de presse éditeur devrait également prendre le virage web 2.0. :-)